Que de beauté ! * Libre *

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    Message  Roxas Jefferson le Dim 15 Mar 2009 - 8:52

    Hana n'avait pas encore de repère dans son académie, n'étant arrivée que la veille. De plus, elle n'avait pas de familier pour l'aider.. Donc, forçément, elle se retrouvait seule. Et puis, de toutes façons, elle ne se sentait pas encore chez elle dans cette vaste académie.. En réalité, vu qu'elle n'avait cessé d'errer, elle ne se sentait presque jamais chez elle. Pour l'instant, en tout cas, elle n'avait plus d'endroit à elle. Non, en fait, elle avait cessé d'avoir un endroit à elle depuis que sa maison avait tout bonnement explosé.. S'empêchant d'y pensé, la jeune fille avait décider d'éxplorer l'endroit. N'ayant pas très envie d'aller en ville, elle enfila une petite robe bleu pâle qui lui arrivait au niveau des genoux : elle était visiblement abîmée, un peu racommodée et pas très propre, puisqu'il y avait de ci de là quelques tâches de boue. Mais elle s'en fichait. Laissant ses cheveux libres, elle avait aussi prit son vieux sac. Elle y posa deux ou trois livres, au cas ou elle tombe sur un endroit plaisant qu'elle n'aurait plus envie de quitter, et un carnet vide ainsi qu'un stylo. Pourquoi ? Voyons, c'est évident.. N'oublions pas qu'elle ne disait toujours pas un mot.

    Enfin, elle était partie de l'académie ainsi équipée. Elle avait vraiment envie de se faire des amis mais sa timidité l'empêcha d'aller parler un un groupe de gens qui riait. Elle se promena donc, d'un pas assez rapide : lors de sa fuite, elle avait appris à marcher vite, et ne semblait pas prête à abandonner cette habitude.. Comme si elle continuait à fuir. Bref, elle passa devant la forêt et fut tentée d'y entrer mais, sachant à quel point il était facile de se perdre en forêt et de faire une mauvaise rencontre, elle bifurqua ailleurs. Telle une âme érrante curieuse, qui ouvrait les yeux très grands sur tout ce qu'elle voyait de particulièrement inhabituel. Bon, au lieu de prendre le chemin le plus court vers les jardins, elle longea quand même la forêt, curieuse d'y voir un animal. Elle attendait une rencontre avec son familier avec impatience.. Mais bon, elle avait encore un peu de temps avant de le rencontrer et ne s'en inquiétait donc pas. Toujours est-il qu'elle se perdit à moitié et dû revenir sur ses pas pour enfin attendre le jardin.

    Les effluves merveilleuses et parfumées des fleurs s'envahir de ses facultés olfactives dès l'entrée. Et puis, émerveillée, elle regardait toutes les fleurs, celle qui bourgeonnaient, celle qui était tout-à-fait épanouie.. Celle qui se fânaient, peu à peu. Elle marcha avec un sourire sur les lèvres tant elle trouvait merveilleux ce spectacle que la nature lui offrait. Encore un peu et elle aurait éclaté de rire, tant tout cela était beau et la touchait. Mais,, peu à peu, alors qu'elle se promenait, la peine revint, son sourire disparut. Ce qui l'acheva fut un magnifique rosier de roses écarlates. Naomi affirmait adorer les roses.. Elle sentait si bon et était si belles ! Hana en saisit une, celle qui avait le moins d'épines, et la sentit. Et puis, elle éclata en sanglot. Serrant la tige de sa rose dans sa main gauche, se fichant éperdument des quelques épines qui se fichaient dans la main, elle se recroquevilla juste à côté de ce rocher, cachant sa tête dans ses genoux, laissant les larmes couler silencieusement sur ses joues. Ne pourraient la voir que ceux qui savaient regarder..
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    Re: Que de beauté ! * Libre *

    Message  Invité le Dim 15 Mar 2009 - 14:36

    Horo s'était finalement décidée à sortir de « sa forêt » pour se dégourdir les jambes. Cela faisait un moment qu'elle n'avait pas cherché le contact avec les hommes, et cela se voyait quelque peu dans sa façon de penser. L'hybride avait troqué son habituel chapeau élégant contre un foulard qu'elle avait avec un soin méticuleux appliqué sur sa tête afin de cacher parfaitement ses oreilles. Elle arrivait à maintenir sa queue entre ses jambes, cachée sous sa jupe pourpre qui lui tombait jusqu'aux chevilles, et commençait à sortir de la forêt en direction de la cité. La jeune femme pensait retrouver là-bas des personnes étranges, plus par curiosité que par réelle nécessité, elle ne voulait pas se mêler à eux, mais seulement les observer comme l'aurait fait un enfant hypnotisé par une chose nouvelle. Horo savait pertinemment que les humains la jugerait différemment si ils voyaient ses quelques « problèmes » et cela influençait ses pensées des hommes et des femmes en général. Elle soupira rien que d'y penser, puis continua sa marche très légèrement maladroite, sortant de la pénombre des bois. Ses yeux s'habituèrent rapidement à la lumière si soudaine du soleil, et elle continua de s'avancer d'un pas lent mais discret en direction de l'entrée de la ville.

    Son attention fut attirée par une odeur fraîchement délicieuse qui la fit rebrousser chemin. Elle remercia intérieurement le vent d'avoir tourné pour lui apporter ces effluves printanières qui la faisait rentrer dans une sorte de transe hypnotique, son esprit détaché de son corps. Il faut dire qu'avec un odorat aussi développé que le sien, les bonnes odeurs se retrouvent beaucoup plus captivantes, et vu qu'elle y voyait là un moyen d'éviter la ville, elle ne put s'empêcher de se laisser porter par ce flot enivrant. Elle arrivé alors dans cet immense jardin qui s'étalait aux alentours de Sannom, et ne put s'empêcher de retenir un éclair de stupéfaction devant les coloris très contrastés des fleurs exotiques et si fragiles, pourtant si douce à l'odeur et au toucher... Elle aurait put rester ainsi pendant des heures, à contempler olfactivement des arômes qu'elle ne connaissait pas, si peu nombreux mais pourtant si intense. Elle se coucha sur de l'herbe toute aussi odorante, puis ferma les yeux. Le paradis sur terre pour cette jeune femme, mi-humaine mi-familier, était sans doute cet endroit...Elle ignorait combien de temps elle serait restée là, et faillit s'endormir, ramenée à l'ordre par son familier.


    -Je suis tout à fait d'accord avec toi, mais il n'est pas prudent de s'endormir ici.

    -Laisse moi encore un petit peu, s'il te plaît...

    Elle grimaça légèrement pour prouver que sa position était parfaite et que rien ne viendrait la déranger, mais cette brève discussion la sortit de sa torpeur. Elle avait été tellement obnubilée par ces odeurs que ses autres sens s'étaient endormis. Désormais elle entendait, brisant le silence du jardin, une respiration qui n'était pas la sienne. Elle n'était finalement pas seule. Horo et son familier agirent de concert pour localiser l'intrus, ce qu'elles réussirent aisément. Elle s'approchèrent en catimini, prêtes à tout pour parer des éventuelles possibilités. Instinctivement, la jeune femme regarda si ses oreilles et sa queue étaient toujours dissimulées, quand elle arriva près du grand rocher, derrière lequel elle découvrit une jeune fillette, peut être 10-11 ans, qui avait la tête cachée par ses genoux. La louve en tira rapidement quelques conclusions, en affutant ses sens et en utilisant ce « 6eme sens » dont bénéficieraient les animaux, celui d'empathie.

    -Elle pleure.

    Ce fut suffisant pour que Horo la prenne en pitié et tente de la consoler. Elle remarqua la rose qu'elle tenait dans ses mains, et l'odeur du sang qui venait de ses mains, comme si les épines de la rose s'enfonçaient dans sa peau fragile sans qu'elle ne s'en rende compte. Elle arriva devant elle, puis s'abaissa pour arriver à sa hauteur. Elle hésita quelques instants à lui relever la tête, mais elle le fit quand même, lui adressant un grand sourire chaleureux.

    -Ça va ma petite ? ^^

    Elle lui tendit alors un mouchoir de tissu sorti de sa poche, espérant que la petite l'accepte pour essuyer ses larmes. Ensuite Horo regardera ses mains, même un vague instant, pour l'emmener se faire soigner...

    Re: Que de beauté ! * Libre *

    Message  Roxas Jefferson le Mer 18 Mar 2009 - 9:52

    Et donc, Hana pleurait, tentant vainement de se laver de toute sa souffrance.. Elle ne comprenait vraiment pas pourquoi Naomi était morte, sinon qu'elle était persuadé que c'était sa faute. Bien entendu, c'était surtout parce que les gens chez qui elle avait été logée étaient de véritables psychopathes cupides et sans scrupules, mais cela n'empêchait pas que c'était pour punir la cadette que la plus âgée des jumelles était morte.. Et la dalavirienne n'oublierait sans doute jamais ce fait. Jamais. Elle se défaisait donc de larmes silencieuses quand, soudain, quelqu'un arriva. Elle ne s'en rendit compte, abandonnée à son déséspoir solitaire, que lorsque la nouvelle venu - qui ne l'était peut-être pas tant que ça- redressa sa tête. Elle lui fit d'ailleurs un imense sourire, auquel, entre ses larmes, Hana ne parvint pas à répondre. C'était souvent comme ça.. Les gens riaient, souriaient autour d'elle et elle ne parvenait pas à partager leur mode de pensée.. Toujours est-il que l'inconnue lui tendit quelque chose. Un mouchoir en tissu. Lâchant la rose, qui tomba ainsi que quelques gouttes de sang, au sol, la plus jeune des deux filles accepta le présent. Ses larmes redoublèrent un instant en pensant que cette fille semblait aussi gentille que sa soeur aînée..

    Elle finit par les essuyer et, tentant de les calmer, fouilla dans son vieux sac sombre et abîmé. Elle finit par y trouver ce qu'elle voulait, et se releva préçipitament pour que la jeune femme n'ai pas à trop se baisser pour rester à sa hauteur, geste quasi-inutile puisqu'elle restait tout de même beaucoup plus petite qu'Horo. Bref, elle inscrivit rapidement quelques mots sur son bloc et, s'inclinant pour présenter des excuses correctes, les larmes toujours préçipitées sur ses joues, montra le bloc en question à la jeune femme, et les mots qui y étaient inscrits. Typique d'Hana. Elle se disait qu'elle devait vraiment embêter cette femme, qu'elle n'aurait jamais dû pleurer ici ou tant de gens pouvaient la voir et s'inquièter d'elle.. Ou rester indifférent, mais ça c'était encore un autre cas. Bref, la petite fille était totalement paumée, la présence d'Horo la pertubant énormément. Voilà donc que qu'il y avait d'inscrit sur son carnet :

    " Je suis vraiment désolée, je dois vous déranger ! Je vais bien, enfin, ça ira, ne vous en faîtes pas pour moi ! Je m'appele Hana, Hana Kabuki. "
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    Re: Que de beauté ! * Libre *

    Message  Invité le Dim 22 Mar 2009 - 15:40

    La petite fillette ne semblait pas pouvoir parler, du moins était-elle seulement trop timide pour engager la conversation avec une inconnue ? Horo pencha plus pour ce cas. Cela lui donnait encore plus pitié pour Hana quand celle-ci lui présenta son carnet en s'excusant platement. Elle pensait qu'elle dérangeait la jeune femme mi humaine mi louve, mais elle ignorait que Horo et son familier n'avaient rien d'autre à faire. Et puis, ce visage si triste restait un problème, car Horo reste emplie d'humanité, et elle ne pouvait pas rester ici sans rien faire, pas comme l'auraient fait plusieurs passants. Elle regarda rapidement les mains de la jeune fille, et ne fut pas étonnée de les voir ensanglantée. Elle avait sérré tellement fort cette rose que les épines lui mordaient la chair. L'odeur du sang semblait enivrer la partie animale de la jeune femme, car son familier l'interpela.

    *On ferait mieux d'y aller, son sang commence à m'exciter*

    *On reste au moins pour la soigner, et tant que je contrôle mon corps elle ne risque rien ^^*

    Ses quelques pensées optimistes suffirent à calmer l'esprit de la louve. Elles étaient de bonnes amies désormais, surtout après ces nombreuses années à partager un même corps, même si quelques fois cela restait problématique. Ce serait bientôt au tour de la louve de manipuler les faits et gestes de la jeune femme, mais en attendant que ce moment vienne, elle ne tenterait rien contre elle. Elle déchiffra les quelques mots de Hana, puis soupira en tournant la tête de côté.

    -La seule chose qui me dérange chez toi, c'est que tu es blessée.

    Aussitôt, elle lui saisit les mains, et enleva délicatement les quelques épines coincées dans sa peau, le tout en évitant de sentir sa plaie. Elle pouvait toujours prétexter être hémophobe, mais tant que la gamine ne lui demandait rien, elle n'inventerait rien. Les épines arrachées, elle saisit son mouchoir de tissu pour le déchirer en deux morceaux à peu près égaux. Cela suffirait à stopper les quelques hémorragies de la petite, et elle pourrait s'en aller comme si de rien n'était. Ceci fait, elle lui sourit à nouveau.

    -Voilà, maintenant tu ne me déranges plus ^^ Mais que fais-tu ici, toute seule ?

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