Loghan Rasal

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    Loghan Rasal
    Garde du corps

    Messages : 88
    Métier : Chasseur de Primes de retour à Sannom

    Loghan Rasal

    Message  Loghan Rasal le Jeu 18 Jan 2018 - 14:31


    LOGHAN
    RASAL

    Homme, 35 ans
    Maga au potentiel faible (score de Faëly)
    Chasseur de primes


    Identité


    Sharapais
    Né un 12 décembre
    Chasseur de primes
    De retour à Sannom après des années d'absence




    Physique

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    Caractère

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    Histoire

    Loghan est né dans les contrées de Sharapar au sein d’une famille traditionnelle et banale. Ses parents détenaient une grande maison non loin de Nasborra et ils y vivaient tous, Loghan, son frère aîné, ses deux petites sœurs, ses parents, sa grand-mère et même sa tante, qui venait trouver refuge auprès des siens lorsqu’elle traversait une nouvelle période de célibat – ce qui arrivait assez souvent et ce qui lui valait le statut d’originale de la famille, alors que sa mère et sa sœur priaient désespérément tous les jours pour qu’elle se marie enfin et qu’elle ait des enfants « comme tout le monde ». Loghan adorait justement sa tante pour ça. Probablement parce qu’il n’était pas comme tout le monde lui non plus.

    Pourtant, il fut un enfant calme et sans problèmes. Il ne détenait ni le statut honorable d’aîné, ni la place choyée des deux petites dernières, mais il ne fit jamais cas de cette indifférence relative que lui conférait sa position moyenne dans la hiérarchie familiale. Il ne manqua de rien et n’était de toute façon pas de nature à réclamer quoi que ce soit. Il lisait des livres assis sur une chaise en bois de la cuisine, à côté de sa grand-mère qui préparait des plats traditionnels, avec en fond sonore les cris de ses insupportables petites sœurs à qui on avait tendance à tout passer et ceux de sa mère qui essayait de se convaincre qu’elle avait un quelconque pouvoir d’autorité sur elles. Il y avait toujours du bruit chez les Rasal, sauf lorsqu’un collègue du père venait dîner à la maison et qu’on essayait de faire bonne impression au point où ça frisait presque le ridicule. Le bruit n’avait jamais dérangé Loghan mais il n’y participait jamais pour autant. On se serait probablement inquiété de son calme et de son silence s’il avait été de nature renfermée, mais il avait toujours un sourire poli à adresser à sa mère, un mot affectueux à sa grand-mère, une discussion curieuse et intéressée avec son père, un jeu complice avec son frère, quelques chamailleries avec ses sœurs, un rire avec sa tante. Il ne parlait pas beaucoup mais quand il le faisait, il le faisait avec justesse, avec esprit, avec douceur, suffisamment pour qu’on se rassure et qu’on estime qu’il était simplement un enfant beaucoup plus calme et silencieux que les autres. Indépendant, solitaire, rêveur, quelque peu en décalage avec le monde.

    Il attendit la fin de ses études pour quitter le berceau de sa vie. Il prétexta une envie de voyager alors que c’était surtout un besoin viscéral d’évasion. Il traversa le pays, puis les frontières, et fit de nombreuses rencontres. Ce fut dans une petite ville perdue au milieu des larges contrées d’Azareth qu’il commença à faire les mauvais choix. Mauvaises soirées, mauvaises fréquentations, mauvaises envies. Il a testé les drogues qu’on lui a proposées et c’est à l’héroïne qu’il a fini par succomber. Sans s’en rendre compte, il tomba dans ce cercle vicieux dont il n’avait même plus la volonté de sortir. Il enchaina des petits boulots pour pouvoir se payer sa dose. Il fréquenta de nombreux squats. Il fit des conneries. Mais avec les années il apprit à se ressaisir, du moins suffisamment pour pouvoir se contrôler et réguler ses doses. Il sut quelle quantité s’injecter et à quelle fréquence pour être bien, juste bien comme il fallait, sans passer son temps à planer.

    Il revint chez lui, à Sharapar, pour enterrer sa grand-mère et partager le deuil avec le reste de sa famille. Il sut leur dissimuler son addiction à la perfection mais pas les problèmes d’alimentation qu’il développa sans vraiment le vouloir, son corps ayant désormais plus envie et besoin de drogue que de nourriture, et qui l’avaient fait maigrir. Las des questions, des remarques et de l’attention toute nouvelle et envahissante que sa mère porta sur lui, Loghan décida de partir à nouveau. Il choisit de quitter le continent, presque au hasard, pour tenter d’écrire un nouveau chapitre de sa vie à Gamaëlia, un pays moderne et prospère qui faisait souvent envie aux jeunes sharaparais désireux de vivre une autre vie.

    Il intégra la guilde des chasseurs de prime, qui n’était clairement pas la plus glorieuse mais qui lui permettait d’avoir sa liberté. Lorsqu’il avait effectué son service militaire à Sharapar, il s’était découvert un don pour le maniement des armes à feu et le tir de précision. Il avait aussi appris à manier le sabre, arme plus traditionnelle, en compagnie de son père et de son frère lorsqu’il était plus jeune. Des compétences qui lui permirent d’entrer facilement dans la guilde. Avec son calme, son silence, son habilité et sa façon de se mettre naturellement en retrait, on lui proposa rapidement d’occuper un poste de garde du corps pour des membres du conseil de la guilde. Il accepta, indifférent à la place qu’il pouvait bien occuper. Il assura successivement la sécurité de deux membres du conseil avec désintérêt, presque avec indifférence, mais avec dextérité et succès. Il ne payait pas de mine, à le regarder comme ça, dégingandé et rêveur, mais il dégainait si rapidement et si efficacement qu’on pourrait croire qu’il tirait plus vite que son ombre. On appréciait sa discrétion et son efficacité, qui faisait suffisamment oublier sa dégaine de junkie qui se cache de l’être mais pas si bien que ça.

    On l’assigna ensuite à Liven Reaves, personnalité complexe et décriée au sein de la guilde et de la ville. Un homme à problèmes, qu’on ne pouvait s’empêcher d’admirer sans jamais oser se l’avouer, tout en étant pris d’une furieuse envie de l’étrangler. Loghan ne le connaissait pas personnellement, mais il lui apparut bien vite que le portrait qu’on dressait de lui, à savoir un jeune homme intelligent, puissant, arrogant, égoïste, égocentrique, intenable et insupportable, était totalement vrai. Mais Loghan, dans sa vie, n’a jamais été quelqu’un de difficile. Alors ça lui allait parfaitement. Etonnamment, il apprit à découvrir plus en profondeur ce personnage complexe et même à l’apprécier. Au début, ce n’était pas gagné. Loghan était un peu comme le chien fidèle qui est toujours là, tout près, qui dort sur le canapé, que son maître insulte allégrement à longueur de journée mais qui est toujours là quand même, fidèle au poste. Liven Reaves n’appréciait pas du tout l’idée de se retrouver avec un garde du corps assigné à sa propre personne, cela, Loghan le comprit tout de suite. Mais ce n’était pas de Liven Reaves qu’il prenait les ordres, quand bien même il avait été chef de guilde à une époque, c’était de la personne au sommet de la pyramide hiérarchique. Alors il resta fidèle au poste, même lorsqu’on lui demanda de prolonger la mission.

    Les jours et les semaines passèrent, puis les mois. Ce fut le temps qui permit à Liven de s’ouvrir suffisamment, naturellement, presque sans s’en rendre compte, pour que Loghan finisse par comprendre à qui il avait réellement à faire. Et à partir du moment où il se mit à connaître Liven Reaves, le véritable Liven Reaves, ce fut foutu. Il se vit, comme un observateur extérieur, rejoindre les rangs de ces proches malmenés, aimants, prisonniers, parfois manipulés, qui pourraient pourtant donner leur vie pour la sienne sans hésiter, ces quelques personnes qu’il avait eu le loisir d’analyser de son œil particulièrement lucide. Il comprit qu’il était lui aussi tombé dans les mailles du filet et que maintenant, il était pris d’affection pour Liven, au point où il n’était plus vraiment question de garde du corps mais plutôt d’un ami qui veille avec soin. Alors bien sûr, le démon aux yeux bleus restait toujours aussi égoïste, égocentrique, intenable et insupportable, mais il y avait ce quelque chose en plus qui vous faisait naïvement minimiser voire oublier ses mauvais côtés.

    Ils finirent par former un duo reconnaissable entre tous au sein de la guilde. Lorsqu’ils se lançaient sur une traque à deux, leur cible n’avait aucune chance. Ils venaient régulièrement parader dans le bureau du chef de la guilde pour réclamer leur prime et aussi pour l’emmerder un peu, au grand dam de cette dernière qui n’était absolument pas du genre à plaisanter. Isuzu Kamageta était une énigme à elle seule. Elle connaissait Liven depuis longtemps, ils avaient été à l’Académie ensemble. Loghan, lui, ne la connaissait que depuis son arrivée dans la guilde. Elle était le genre de femme à l’opposé de la banalité, sombre, silencieuse, fermée, intérieure. Diablement intelligente. D’une force toute naturelle mais aussi d’une fragilité très personnelle. Un abîme destructeur cerné de remparts. Inaccessible.

    Ce n’est pas que Loghan ait imaginé un seul instant qu’il pourrait atteindre l’inaccessible. Bien au contraire, le jour même où il croisa son regard pour la première fois, il sut comme une évidence que ce serait impossible pour lui. Mais il ne pouvait pas empêcher son cœur, son âme, de ressentir ce qu’il ressentait. Cette évidence, cette fatalité toute écrite pour lui, ces sentiments qu’il acceptait sans pour autant jamais les imposer ni même les avouer. La vie venait de le faire tomber dans un nouveau piège, différent celui-ci tant il était presque spirituel. Isuzu et lui avaient cette façon toute particulière de se comprendre là où d’autres n’auraient pas pu. Pour Loghan, c’était déjà bien plus qu’il n’aurait jamais espéré de la vie. Ce n’était pas tant de l’amour que de la dévotion qu’il avait pour elle. Une dévotion qu’il pensait sans failles, jusqu’à ce qu’il comprenne qu’il avait interféré dans un chemin tracé par le destin pour quelqu’un d’autre.

    Loghan aurait probablement tout donné à Liven. Comme cette fois-là, où une faille avait fissuré l’univers et qu’il avait été incapable de dire non à son ami alors que celui-ci, méconnaissable dans l’absolu de sa détresse, lui avait demandé une dose d’héroïne. Quand il repensait à cette nuit, Loghan se détestait d’une force qui n’égalait aucun autre de ses sentiments. Pourtant, si le scénario se rejouait à l’infini, il finirait toujours implacablement par céder à Liven. Il l’avait toujours fait, dans un sens. Alors il était tout naturel de le faire là aussi, surtout qu’il ne s’agissait pas de céder une place qu’il ne détenait même pas de toute façon. Il ne s’agissait pas non plus de choisir lequel des deux allait dégager le passage à l’autre, puisqu’aucun des deux ne pouvait avoir une quelconque prise sur Isuzu. Personne n’en avait sur elle. Pas même le destin : ce n’était pas parce que Liven était désigné qu’Isuzu allait forcément l’accepter. C’était probablement en ça que Loghan l’admirait le plus.

    Il n’en voulait pas à Liven. Il n’allait pas lui en vouloir pour quelque chose qu’il ne pouvait que comprendre. Mais agir comme si de rien n’était s’avéra finalement plus dur qu’il ne l’aurait pensé. Le duo mythique se mit à battre de l’aile. Loghan démissionna de son fameux poste de garde du corps. Il comprit bien avant Liven ce qui était en train de se passer, parce qu’il avait toujours été d’une lucidité effrayante, alors il préféra partir, comprenant que c’était probablement la meilleure chose à faire pour lui.

    Il quitta Sannom et même Gamaëlia pour rentrer chez lui, à Sharapar. Il avait l’impression que sa famille n’avait jamais compris qui il était réellement, mais au moins, auprès d’eux, c’était banal, calme, tranquille. Apaisant. Son frère était parti de la maison. Loghan apprit qu’il avait été s’installer à Sombréa, et en sachant qu’il était le maga le plus puissant de la famille, Loghan se demanda si son frère aîné n’avait pas décidé de devenir lui aussi un enfant à problèmes. Peut-être, peut-être pas. Peu importe. Ses petites sœurs s’étaient mariées et avaient chacune deux enfants, encore des filles aux allures de petites pestes insupportables. Elles venaient très souvent à la maison passer des journées entières, voire parfois des semaines, et la cacophonie ambiante rappelait alors à Loghan ses souvenirs d’enfance. Sa mère, peut-être plus observatrice qu’avant, finit par comprendre que son fils se droguait et à partir de là, Loghan n’eut pas la force de la contredire ou de se battre contre son père qu’elle avait mis au courant. Il accepta d’intégrer un centre de désintoxication sur Nasborra et y resta plusieurs mois. Il perdit la notion du temps là-bas tellement ce fut dur pour lui les premières semaines. Son corps était habitué depuis si longtemps que se sevrer fut un exercice particulièrement difficile à supporter. Mais Loghan n’était pas contre l’idée de se faire aider et de sortir définitivement de tout ça, alors il se laissa aller, fit les choses bien, et un jour, on l’estima guéri. Il put sortir du centre et on lui intima de s’installer chez ses parents, qui pourraient garder un œil sur lui pour la suite du processus.

    Le temps passa et le corps de Loghan le remercia pour ce changement bénéfique en bannissant l’héroïne de son organisme. Il prit du poids et retrouva l’envie de manger par plaisir. Il entretint sa forme en faisant du sport, en travaillant son endurance, en s’entraînant au maniement du sabre. Il se rendait régulièrement au temple pour prier. Il passait son temps à jouer avec ses nièces, qui avaient décidé de bien l’aimer et de le coller aux basques tous les jours. Un jour, sa mère lui parla, faussement innocente, de la fille d’une amie qu’elle aimerait inviter à dîner un soir. Pas dupe, Loghan se contenta d’un haussement d’épaules. Il fit la connaissance de Samia, une jolie jeune femme du pays, douce, serviable, attentive et à l’écoute. Elle avait fait des études d’art et espérait qu’un jour ses peintures soient exposées. Quand elle partit avec sa mère ce soir-là, elle proposa à Loghan de se voir une après-midi en ville pour boire un café. Il accepta, en sachant pertinemment comment ça allait finir. Ce n’est pas vraiment qu’il en avait envie, mais pourquoi pas.

    Ils se mirent à sortir ensemble. Samia était un peu comme un baume. Jamais contrariante, elle prenait soin de lui et faisait toujours preuve d’une douceur à toute épreuve. Elle était intelligente et ils passaient leurs soirées à débattre sur l’univers, installés sur la terrasse de leur appartement de Nasborra, un verre à la main. Elle passait son temps à peindre et lui avait trouvé du travail dans un atelier d’ébéniste. Le soir, ils se promenaient dans les ruelles de Nasborra, main dans la main, et achetaient leurs épices sur les étals du marché. Ils allaient très régulièrement dîner chez ses parents à lui ou chez ses parents à elle, lorsqu’ils ne se réunissaient pas tous carrément les uns chez les autres. La mère de Loghan commença à lui parler de plus en plus souvent de mariage et il comprit que c’était dans la force des choses, une espèce de continuité simpliste de la vie à laquelle il devait logiquement adhérer. Il demanda Samia en fiançailles un soir de fête, dans le jardin illuminé de sa maison de famille où tous s’étaient réunis.

    Ça lui tomba dessus sept mois après. Un poids, une douleur, un sentiment d’urgence, un quelque chose qui lui faisait se détester et qui lui donnait l’impression de vivre une vie qui n’était pas la sienne. Il s’était laissé porter par la force rassurante du courant et maintenant, il était le menteur de l’histoire. Il aimait Samia, c’était sûr, mais peut-être pas à ce point-là. Il pourrait lui offrir une vie de faux-semblants mais elle méritait mieux. Elle lui avait apporté un équilibre de vie auquel il n’aurait jamais pensé avoir droit, il ne pouvait pas se permettre d’être encore plus égoïste. Il la rejoignit chez eux le soir-là pour lui parler, parce qu’il ne pouvait pas partir sans le faire. Mettre des mots sur ce capharnaüm intérieur qu’il ressentait constamment n’était pas chose aisée. Parler n’avait jamais été son fort, de toute façon. Mais il vit son visage fermé, ses yeux néanmoins attentifs, et c’est comme si elle arrivait à comprendre. Dans un sens elle avait probablement toujours su qu’il ne lui appartenait pas. Il colla son front au sien, il sentit son souffle, une dernière caresse du bout des doigts et il s’en alla.

    Comme si sa vie n’était qu’une forme de boucle intemporelle, il se retrouva à quitter Sharapar pour Sannom une nouvelle fois. Bien des années après être parti. Pourquoi Sannom ? Il ne savait même pas vraiment lui-même. C’est juste que ça s’imposa comme une évidence et il avait cette foi inébranlable qui lui faisait croire en des forces supérieures qui décidaient pour vous du chemin à prendre. Il avait entendu parler des conflits qui avaient éclaté dans la ville pendant son absence, bien sûr, ou tout du moins le plus important, à savoir ces combats qui avaient coûté la vie à de nombreuses personnes et qui étaient dus à l’Akaëlia, organisation secrète dont tout le monde avait du mal à croire en l’existence. Il avait vu le portrait de Liven dans le journal, aussi, un jour, mais il n’avait pas cherché à lire l’article pour creuser d’avantage. Les mots « criminel » et « magie noire » sous la photo lui avaient suffi. Il semblerait que bien des choses aient changé pendant toutes ces années.

    Et maintenant ?

    Loghan intègre à nouveau la guilde des chasseurs de prime, puisque c’est probablement en ça qu’il reste le plus doué. Il ignore ce qu’il advient aujourd’hui des personnes qui comptaient dans sa vie à l’époque où il vivait ici. Il a juste entendu dire qu’Isuzu est partie un jour, il y a quelques années. Et que Liven, lui, est devenu un fugitif pour avoir à nouveau trempé dans des histoires qui dépassent tout le monde et plongé dans la magie noire. A croire que faire les mauvais choix, c’est plus fort que lui.  

    Il ignore encore que le destin a décidé de tous les ramener à Sannom une nouvelle fois, au même moment, et que cela bousculera certainement leur existence.  




    Autre

    Comment avez-vous connu le forum ? Je ne me souviens même plus mais je suppose que c'est Isuzu qui a du me ramener ici à l'époque  I love you  Eh oui, je suis un des vieux fossiles du coin.

    Quelle est votre fréquence de jeu ? Très variable selon mes disponibilités IRL mais promis, j'essayerai de faire au mieux et au plus vite.

    Autre chose ? J'ai un peu (beaucoup) hâte de jouer !




    Riz Ahmed
    Acteur
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