Liven Reaves

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    Liven Reaves
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    Liven Reaves

    Message  Liven Reaves le Mer 21 Mar 2018 - 10:59


    LIVEN
    REAVES

    Homme, 34 ans,
    Kuromag (1000,35)
    Sans-Couleurs



    Résumé

    Liven n'est pas tel que vous vous l'imaginez. Quelque soit la teneur des propos diffamants colportés par la presse que vous ayez lus, quelque soit la fiction délirante que vous vous soyez construite au fil des années, quelques soient les a priori, les rumeurs, les controverses, et ces souvenirs ô combien décevants auxquels vous vous raccrochez, il sourit, moqueur, rien qu'à l'idée que vous pensiez le connaître.

    Bien sûr, il n'a pas changé au point de se dénaturer. Sa personnalité n'a jamais cessé d'être dans l'excès. Il est incisif, irritant, secret, manipulateur, arrogant, irascible, provocateur lorsqu'il n'est pas tout simplement insupportable. Mais il est aussi intelligent, réfléchi, prudent, direct, généreux, passionné, loyal et talentueux lorsqu'il révèle soudain le meilleur de lui-même. Il ne connaît pas la demi-mesure, raisonne en termes d'absolus, et cette intensité fascine avec la même irradiance sublime qu'autrefois. Pourtant, Liven n'est pas le même. Au-delà de l'aigreur et du cynisme qui semblent l'avoir gagné, il y a autre chose de plus subtil, de plus discret, comme une sérénité nouvelle, sincère, presque un équilibre : cet instinct, calme, latent, primal et dangereux, qu'il incarne avec un plaisir indécent.

    Étudiant brillant, chef de guilde ambitieux, résistant controversé, kuromag méprisé, fugitif recherché... Liven est de ces destins qui ne ressemblent à aucun autre. Et ceux qui ont partagé un instant sa vie le savent bien. Ils sont les seuls qui comptent vraiment.


    Relations développées

    Isuzu Kamagéta - Personnage non-joué
    Quel intérêt y aurait-il à vous décrire la violence des sentiments de Liven à son égard ? À tenter de vous faire comprendre la fureur de son désir, de cette passion, la fascination extrême qu'elle a toujours su exercer sur lui, l'admiration et le respect qu'il lui porte, la tendresse, la prévenance, l'amitié, la douceur, l'indulgence, l'affection, le dévouement, la bienveillance, les regrets, pour celle qui restera, à toujours et à jamais, l'amour de sa vie ? De toute façon, tout est détruit. Leur première rencontre aurait pu le prédire : l'adolescente farouche et mal dans sa peau avait manqué réduire la pièce en cendre lorsque le jeune homme arrogant et téméraire qu'il était, avait osé la surprendre dans un instant de faiblesse. D'ailleurs, ils ne se sont pas entendus de toute leur scolarité à l'Académie. Mais cela n'a pas empêché Liven de revenir à la charge, d'imposer, dieu sait comment, son amitié. Elle le fascinait déjà, recluse dans sa tour d'ivoire, suprême, dédaigneuse, et si... vraie. Liven a favorisé son intégration à la guilde des chasseurs de prime, suivi de loin ses progrès, et elle a répondu présente au moment où il avait le plus besoin d'aide. Après l'Invasion, il a usé de toute son influence pour qu'elle soit désignée cheffe de guilde, même s'il a toujours considéré que son ancien fauteuil restait plus ou moins le sien. Il s'était créé entre eux un amitié bizarre, froide, faite de provocations permanentes, de rapports de force, d'une affection invisible mais réelle. Et puis, un jour, il a compris que cela s'était mué en autre chose, qu'il s'était fait happé par ces grands yeux noirs qui dissimulaient dans l'obscurité un monde de douceur pudique, de sentiments retenus, de passion heurtée. Liven l'aimait déjà depuis longtemps avant de s'en rendre compte, puis deux ans avant qu'elle ne finisse par accepter ce qu'elle ressentait pour lui. Dès lors, son cœur n'a cessé de ne battre qu'au rythme de cet être beau, complexe, abîmé, et donc sublime. Il l'aime encore ainsi aujourd'hui, malgré tout, malgré la perversion de son don, malgré ce qu'il lui a fait subir, malgré qu'elle l'ait quitté. Et il sait qu'elle l'aime aussi. Il admire le courage qu'il lui a fallu, qu'il lui faut encore. Il lui pardonne, de lui faire si mal.


    Roxas Jefferson
    Il ne faut pas se faire d'illusions. Liven est une personne censée et, en tant que telle, il sait parfaitement que Roxas est un enfoiré. Sauf que c'est aussi son meilleur ami. Autant vous y faire, nous ne sommes plus à une contradiction près les concernant... Au premier abord, il semble que Liven ne lui porte pas beaucoup de considérations. Il le méprise allégrement, ne rate jamais une occasion de l'assassiner par des mots et des jugements très durs, le trouve agaçant, et n'a pas beaucoup de retenue lorsqu'il estime avoir une raison légitime de lui en vouloir. Or, le fait est qu'il lui en veut souvent. Cependant, il ne faut généralement pas longtemps pour déceler chez eux des similitudes troublantes, en grande partie parce que Roxas adopte exactement le même état d'esprit. C'est tout un paradoxe. La plupart du temps, Liven ne se sent pas beaucoup concerné par ce qui peut lui arriver, et son dédain serait presque offensant dans toute relation saine et équilibrée. Sauf qu'il ne s'agit pas d'une relation saine et équilibrée. Liven sait qu'il ne peut absolument pas lui faire confiance, qu'il le manipule autant qu'il se fait manipuler, qu'il ne servira avant tout que ses intérêts personnels, et qu'il n'y a pas grand chose d'honorable en lui... sauf que la réciproque s'applique en toutes circonstances. Il sait aussi qu'il y a chez Roxas une personnalité brisée, des blessures à vif et d'autres à peine refermées, des craintes, des échecs, des erreurs et des défaillances. Au-delà de ses postures ou des illusions qu'il aime projeter, de la force qu'il possède aussi, et des mérites qu'il a accumulés, Roxas est un être profondément pathétique. Et si Liven le méprise pour cela, il a aussi l'honnêteté de reconnaître qu'il ne vaut pas beaucoup mieux. Le comprendre est essentiel pour les comprendre, ou, en tout cas, pour essayer de tirer au clair cette relation rendue complexe par deux personnalités entières et contradictoires. Car Liven se reconnaît en lui en dépit de leurs différences. Et de cela, il a accepté que naisse une sympathie bien peu rationnelle. S'ils sont capables de s'ignorer mutuellement, de se faire des tours pendables, ils sont également capables de tout laisser tomber pour se venir en aide sous l'impulsion d'un coup de téléphone, de prendre des risques simplement parce que l'autre l'aura demandé. Tout est une question de degré, dans l'inflexion de la voix, dans les circonstances, dans l'alignement des planètes qui fait que, oui, à cet instant précis, ils s'estiment suffisamment amis pour s'apporter un minimum de loyauté plus ou moins intéressée. À moins qu'ils ne se sentent tout simplement redevables. Une longue accumulation de dettes à payer et de services à se rendre dont ils ont eux-mêmes perdu le compte. Il y a de cela, bien sûr, c'est évident. Mais il y a aussi une complicité inattendue. Un même humour cynique et détaché, cette dureté dans le propos, ces vues extrêmes, et ce manque de complaisance assumée, cette gravité lorsqu'ils laissent une sensibilité brutale prendre le pas sur tout le reste, ce talent indicible pour savoir appuyer là où ça fait mal, cet instinct incroyable pour toujours voir son intérêt et le moyen le plus retord de le faire prévaloir... Et surtout, ce même goût pour une liberté absolue, radicale, sans concessions, et ce même respect pour ceux qui choisissent de la vivre. En réalité, leur relation n'est pas de l'amitié tout en étant plus que cela. Il n'y a pas d'équivalent que le vocabulaire pourrait synthétiser, autrement qu'à travers un mélange complexe d'influences, de manipulations, de rapports de force, de confidences, de singularités, de reconnaissances, de solitudes, de similarités, d'indifférences, de menaces, de sollicitudes... Sans doute sont-ils les seuls à s'y retrouver, et encore, en comptant sur un minimum d'introspection et d'honnêteté. Autant dire qu'on ne le saura probablement jamais.


    Caliban Mang'Il
    Caliban... Cal, c'est particulier. Leur relation a toujours été difficile, tendue, et conflictuelle, d'aussi loin qu'il s'en souvienne. Mais ils ont été amis, proches comme l'on peut rarement se permettre de l'être quand tant de choses vous opposent. Difficile pourtant de croire qu'ils le seraient encore... Il y a des choses qui ne se pardonnent pas, des choses qui ne sont pas même de votre faute, des choses qui dressent des murs invisibles entre les gens, qui laissent grandir des silences, et qui ternissent, un jour, l'éclat de ce qui vous était précieux. À la base, il y avait du mépris, et il en a probablement toujours subsisté un peu. La suffisance, l'arrogance, et la vanité dictées par l'immaturité et la jalousie de deux adolescents. Puis, il y a eu l'admiration, celle qui est d'autant plus sincère que l'on a du mal à l'admettre. Caliban a toujours été l'une des rares personnes que Liven a pu admirer, pour sa droiture, pour sa noblesse, pour son courage et son humanité, pour son intelligence surtout, celle qui n'a pas besoin d'être vantée pour que l'on en prenne conscience. Alors, il y a eu le respect, et avec lui, la loyauté. Malgré toutes leurs différences, malgré leurs désaccords, malgré leurs disputes et les rancœurs qu'elles suscitaient quelques fois, ils ne se sont jamais faits défaut l'un à l'autre. Car, au-delà de cette capacité à se comprendre sans pour autant adhérer aux vues de l'autre, ils ont su entretenir une amitié sans complaisance, honnête et franche. Ils ne se sont jamais privés de dire ce qu'ils pensaient, de défendre violemment leurs points de vue, de se devoir cette honnêteté qui ne s’embarrassait ni des convenances, ni d'une hypocrisie qui aurait été indigne d'eux. S'ils se sont montrés si durs l'un envers l'autre, s'ils ont caché toute indulgence, c'est parce qu'ils ne pouvaient supporter l'idée de perdre cette fierté qui en devenait presque orgueilleuse. Après tout, n'attendons-nous pas toujours le meilleur de ceux que l'on aime, de celui que l'on voit comme un frère ? C'est pour cela qu'ils ne peuvent tout à fait se renier aujourd'hui, ni pour autant se reconnaître pour ce qu'ils étaient autrefois. C'est pour cela, surtout, que Caliban est le seul devant lequel Liven ressentirait de la honte. Parce qu'au fond de lui, malgré ses dénis et son insolence grinçante, il lui en reconnaît le droit.


    Arya Evans
    Sa meilleure amie, son alliée de toujours, la voix de sa conscience lorsqu'il en avait une, lorsqu'il lui laissait croire qu'elle avait une quelconque influence sur lui. Autant l'admettre, elle avait une influence considérable sur lui. À l'Académie, ils ont partagé une amitié sincère, compétitrice, et précieuse. Liven a toujours admiré sa force de caractère, cette capacité à faire front quelque soit les défis qui se présentaient à elle, cette franchise un peu trop abrupte lorsqu'elle le remettait à sa place, cette passion à défendre ses convictions sans se laisser intimider. Ils n'étaient pas d'accord parfois, souvent, rarement en fait, mais il lui a toujours reconnu cette intelligence fine et prudente qui, à défaut de le convaincre, avait toujours su lui imposer le respect. Et surtout, c'était une maga exceptionnelle. La saine émulation de leur adolescence s'est poursuivie à l'âge adulte et, devenus chefs des magassionnels et des chasseurs de prime, malgré leurs différences et leurs divergences d'intérêts, ils ont été les premiers à oser mettre en place des collaborations qui se sont révélées payantes. Puis, il y a eu la kuromagie. Liven se demande parfois ce qui se serait passé, après l'Invasion, s'il avait réellement initié Arya, si elle avait été à même de comprendre ce qu'il vit à présent. Car, après qu'elle l'ait aidé à sceller son don, ils se sont éloignés. Inconsciemment, Liven lui en voulait et, comme un animal blessé, il préférait panser ses plaies loin du regard des autres. En revanche, il était pleinement conscient qu'elle aurait désapprouvé qu'il continue de mener des recherches sur la kuromagie et il en avait assez de faire face à son regard accusateur. D'ailleurs, il n'était pas le seul à redouter ses jugements. Pour quelle autre raison Caliban avait-il choisi de la tenir loin de sa croisade contre l'Akaëlia ? Enfin, non pas que cela ait une quelconque importance à présent. Il est parti sans un mot, et n'en a pas envoyé davantage. Si elle a encore de l'amitié pour lui, c'est un souvenir, un regret, une occasion manquée.


    Aislinn Mang'Il - Personnage non-joué
    Honnêtement, il ne s'attendait pas à l'aimer si fort, à s'épanouir autant du simple fait d'être à ses côtés, à se sentir à ce point redevable de ce qu'elle lui a donné. Liven le sait, il a été injuste et cruel avec Aislinn, bien avant que l'on en vienne à considérer qu'il était injuste et cruel en général. Pourtant, ce n'est pas faute d'avoir essayer. Ils ont eu quelque chose de beau, de simple, et de fragile, un amour rempli d'espérance, une relation saine et apaisée, avant qu'il ne fasse ce qu'il fait toujours. Mais au fond, ce n'est même pas cela qui est important... parce qu'elle lui a permis de se remettre en question à une époque où il manquait cruellement de recul et cherchait désespérément à se reconstruire, parce qu'elle lui a montré qu'il y avait des choses délicates, douces et naïves qui ne méritaient pas que son mépris, parce qu'elle a été la source du peu de paix qu'il ait su trouver avant de s'effacer pour ce qu'il est devenu, parce qu'il sait l'étendue de ses tords, et qu'elle les lui a pardonnés. Aislinn est une femme forte, combattive, intimidante s'il le faut, mais c'est surtout quelqu'un d'émouvant, de sincère et d'attendrissant. Elle est probablement la seule que Liven s'interdirait de heurter plus qu'il ne l'a déjà fait. Il lui doit bien ces scrupules, cette reconnaissance sincère qui ne s'avoue qu'avec pudeur, et cette tendresse qui subsiste dans l'amitié qui s'est installée. Car il ne peut pas vraiment mentir à Aislinn, sinon pour tirer sur la corde sensible, pour utiliser son affection, pour la manipuler uniquement dans la mesure où elle se sait manipuler. Elle le connaît trop bien et, pour peu qu'il ait changé avec la kuromagie, elle devinera le reste. Ce n'est pas donné à tout le monde d'avoir une ex pareille, ou, dans le cas de Caliban, ce faux-frère, une femme de sa trempe.


    Loghan Razal
    C'est un fait établi : Liven blesse les gens qui l'aiment. Consciemment ou non, il les repousse, les méprise, les manipule, et les déçoit, souvent. Alors croyez-le, en la matière, Loghan en connaît un rayon. Pour tout ce qu'il a subi, il devrait avoir un droit reconnu et protégé au ressentiment. Toute rancœur de sa part ne serait que pur bon sens, un sentiment parfaitement justifié et légitime. Même Liven, en dépit de sa mauvaise foi légendaire, serait prêt à le reconnaître. C'est vous dire à quel point tout cela est allé trop loin... Alors s'il faut admettre une chose, une bonne fois pour toute, c'est que Loghan est un véritable saint. Affecté en tant que son garde du corps, il était l'archétype même d'une personnalité pour laquelle Liven ne pouvait avoir que mépris : punk dégingandé, amaigri par une hygiène de vie décadente, constamment à côté de ses pompes, sauf pour faire preuve d'une perspicacité délirante qui vous donnait envie d'écraser votre poing sur sa figure de shooté en plein trip, pathétique à souhait, proprement écœurant de soumission et de passivité, et malgré tout... hyper bon dans son job. Aussi, pour autant qu'il puisse être désagréable et antipathique, Liven n'a jamais été aussi abjecte, avec qui que ce soit, qu'il l'a été avec Loghan. Il ne lui a rien épargner. Vraiment. A tel point que sa manie de le considérer, à peu près comme un chien qu'il sifflait au pied, en paraîtrait presque tendre et attachante. Et vous avez raison : il y avait plus dans ce déferlement de haine gratuite qu'un simple agacement du fait d'être constamment surveiller ou qu'un simple dégoût pour Loghan. De manière parfaitement injuste et arbitraire, il a servi de catalyseur à une souffrance bien plus profonde, puisque Liven subissait de plein fouet à l'époque le contre-coup du basculement lié à la kuromagie. Et chaque moment passé à lutter contre l'envie de l'utiliser, à endurer les migraines et les insomnies, était une bonne raison de se défouler sur lui. Pourtant, Loghan a tenu bon. Aussi incroyable que cela puisse paraître. Ce n'est pas pour autant que Liven se sera mis à le respecter ou à lui reconnaître une quelconque valeur, mais ce fut suffisant pour qu'il apprenne à le tolérer, faute d'énergie pour continuer à reporter sur un autre toute sa colère et sa frustration. Les choses ont légèrement évolué lorsqu'il est devenu nomag, car, dès lors, Liven avait réellement besoin de Loghan s'il voulait survivre. Cette dépendance ne l'a rendu que plus insupportable dans un premier temps, avant qu'il n'apprenne à faire des concessions, avant que, petit à petit, il n'apprenne à l'accepter, à trouver un moyen étrange de supporter sa présence, puis de satisfaire au minimum syndical des relations vaguement humaines. De loin, cela aurait pu ressembler à une surprenante collaboration inter-espèce. Mais évidemment, ce ne serait pas rendre justice à Loghan, aux trésors de patience et de tolérance dont il a fait preuve, à sa gentillesse aussi et sa générosité complètement désintéressée. Il est passé du statut d'indésirable à celui de mal nécessaire, puis de ressource utile en l'espace d'un an seulement. En travaillant en binôme, Liven et Loghan ont établi des règles simples qui régissaient une relation étrange où Liven avait pratiquement carte blanche pour se montrer autoritaire, directif, voire abusif, lorsqu'il n'était pas tout simplement hors de contrôle. Et pourtant... face à un tel dévouement, à une telle capacité à endurer silencieusement ses excès, à cette humilité incroyable, Liven a fini par mesurer lui-même à quel point son comportement était pitoyable. Progressivement, les choses ont commencé à s'améliorer pour Loghan. Il a commencé à se voir accorder une confiance toute relative, d'abord, maladroite, puis plus sincère, avant de devenir totale et absolue. Liven s'est montré grand seigneur en lui octroyant de rares moments de gentillesse et de considérations, avant que cela ne devienne plus si rare. Ils ont commencé à jouer de cette relation complètement délirante, basée sur un rapport de domination et une contrainte, jusqu'à ce qu'elle devienne totalement autre chose : une amitié pleine d'humour, consciente de sa propre ironie, maladroite juste ce qu'il faut pour laisser à leurs différences le don de se compléter de la façon la plus inattendue. Ils ne le diront peut-être pas ainsi, mais ils ont tout deux adoré cette époque où ils avaient su trouver un certain équilibre relationnel alors qu'ils étaient tout deux incapables d'une quelconque stabilité, à quelque niveau que ce soit. Et puis, il y a eu Isuzu. Loghan a compris bien avant lui ce qui se passait et il a compris tout aussi vite qu'ils ne résisteraient pas à ce genre d'opposition fondamentale. Il s'est effacé pour lui, et Liven l'a considéré comme une trahison et comme une lâcheté avant de comprendre ce geste pour ce qu'il était : un pur abandon de soi. Et c'est cela, au fond, qui le met mal à l'aise au sujet de Loghan. Bien plus que ses délires dus aux psychotropes, que son apparence d'épave ambulante, ou que cette étrange façon de voir clair en lui même lorsqu'il brouille les pistes. Ce qu'il ne supporte pas, c'est cette façon d'être, si humble, si noble et si insupportablement bienveillante. C'est pour ça qu'il a longtemps été satisfait qu'il ne tente jamais de le recontacter après être parti. Mais, au fond, n'était-ce pas simplement une façon de se réconforter ? De se dire que ce n'est pas grave si, lui, n'est pas capable de la même grandeur d'âme ? Puisque après tout, il a bien fini par en avoir assez et par l'abandonner...


    Sorel Mordrek - Personnage non-joué
    Le plus simple serait de parler de haine, pure, virginale. Car Sorel est un monstre. C'est un de ces êtres glacés, conçus pour le mal, qui se repaissent des tourments qu'ils infligent, qui se complaisent dans l'horreur, qui ne respectent rien, si ce n'est le chaos qu'ils génèrent et les utopies qu'ils s'inventent. Oubliez ce que vous croyez connaître de la peur ou du machiavélisme. Vous ne connaissez pas le mal absolu. Vous l'avez fantasmé quelques fois, vous vous êtes réveillé en sueur après l'avoir croisé au détour d'un mauvais rêve, mais cela reste une vision fade, lointaine, presque réconfortante aussi longtemps que vous vous croyez en sécurité. C'est parce que vous n'avez pas connu Sorel Mordrek. Vous ne l'avez pas connu comme Liven l'a connu. Dès l'instant de leur rencontre, il a cessé de croire que le mal était une peur instinctive ou une façon réductrice d'expliquer les comportements les plus abjectes de l'homme. Il y a été confronté, nu, sans que ne lui soit épargné ni l'abysse de sa démence, ni la noirceur de ses desseins, ni l'ignominie de sa cruauté. Alors, oui, le plus simple serait de parler de haine, une haine suscitée par l'effroi d'un être encore capable de compassion et la révolte d'un esprit qui se croyait intègre. Mais le problème de la simplicité, c'est qu'elle a tendance à n'avouer que des demi-vérités, à n'offrir qu'une vision lacunaire et bien-pensante. Parce qu'on peut admirer le mal. Au delà de la caricature, Sorel avait une intelligence, certes retorse et machiavélique, mais devant laquelle on ne pouvait que s'avouer impressionné. Une subtilité qui, alliée à la puissance sans commune mesure de son don, lui conférait un talent rare, proche du prodige, qui s'imposait avec l'évidence de sa supériorité. Et Liven a toujours été sensible à ce genre de talent. Assez pour le rechercher, assez pour passer au-dessus de son dégoût et se laisser initié à la kuromagie. Ce fut une erreur... ou pas. Sorel avait cette capacité à rendre normal tout ce qui ne l'était pas, à manipuler les interdits moraux avec aisance et ironie, à banaliser et légitimer la moindre de ses actions... de leurs actions. Liven a cessé de se mentir. Il n'aurait pas pu endurer tout ce qu'il a enduré si Sorel ne l'avait pas fasciné à ce point, s'il n'était pas parvenu à lui transmettre ce doute, d'abord insignifiant, puis persistant, qui lui a donné envie d'en découvrir plus, de réellement devenir ce qu'il est devenu. Ne vous fiez pas à tout ce qu'il peut en dire ou à ce que vous voulez bien en croire. Liven n'est pas innocent. Il serait trop facile de ne blâmer que l'influence écrasante de Sorel, sans mettre son protégé face à ses propres responsabilités. Car au-delà de leurs oppositions de principes, de leur mépris mutuel, de leurs rapports de force et de leurs relations généralement détestables, il y aussi eu des moments de complicité, de connivence et d'entraide. Alors, non, cette relation n'a jamais été simple. Même lorsqu'ils se sont affrontés, lorsque la seule issue possible était que l'un d'entre eux cesse d'exister. Aujourd'hui qu'il est mort, Liven a arrêté de le tenir pour seul responsable de ce qui lui est arrivé, de son basculement vers la kuromagie et des conséquences de ce choix qu'il a dû assumer. En fait, cela va même plus loin. S'il le pouvait, il l'en remercierait. Il comprend, à présent, ce que Sorel a tenté de faire de lui. En gagnant en maturité, en enterrant ses vieux démons, et en acceptant enfin sa nature, Liven réalise à quel point son jugement sur Sorel pouvait être hâtif, erroné, pour ne pas dire simpliste. Sorel incarnait le mal, mais il existe une petite possibilité pour qu'il ait été un mal nécessaire, pour que des conséquences étrangement bénéfiques aient découlé de ses actes, même les plus condamnables. Cela n'en fait pas quelqu'un de respectable pour autant, mais cela montre à quel point Liven a pu changer. En bien. C'est important, que vous réalisiez que ce fut en bien. Et peut-être que les choses seraient plus justes, si on ne voulait pas à tout prix qu'elles soient si simples. Peut-être que la réalité est plus compliquée que ce qu'elle paraît, plus dérangeante que les idéaux que l'on aime défendre... Peut-être est-il temps que chacun, et vous les premiers, en preniez conscience. Car rien n'est simple. Rien n'est simple...


    Kiyo Promtak
    Puisque l'on parle de psychopathes... La vérité, c'est qu'elle laisse Liven tellement perplexe qu'il ne saurait même pas par où commencer pour vous la décrire. Il l'a connu par l'intermédiaire de Roxas, ce qui devrait déjà vous mettre la puce à l'oreille en matière de fréquentations peu recommandables. Mais le seul fait qu'il la considère comme dérangée, flippante, et potentiellement dangereuse devrait suffire pour établir qu'il va encore une fois s'agir d'une relation parfaitement normale et prévisible maintenant que l'on commence à cerner le personnage. Lorsqu'ils se sont rencontrés, Kiyo avait dix-sept ou dix-huit ans. C'était déjà une tueuse accomplie, capable d'agir sans états d'âme, d'obéir à des ordres sans se poser une seule question, et de se montrer si redoutablement efficace qu'elle peut se targuer d'être l'un des rares nomags à pouvoir le rendre nerveux. Liven ne s'émeut plus beaucoup des actes de violence ou de cruauté. On peut même dire qu'il a acquis un haut degré de tolérance en la matière, moins par goût que par nécessité. Mais ce dont est capable cette gamine figure en bonne position dans son classement des actes barbares, extrêmes, et qui sauraient encore l'atteindre. Ce qui l'a longtemps choqué, c'est le contraste absolu qu'elle peut offrir : ce visage angélique et impénétrable, cette bonne humeur permanente, le détachement total dont elle fait preuve. Kiyo a un manque d'empathie absolu. Elle obéit à la définition clinique du psychopathe dans toute sa splendeur et, en réalité, il est plutôt logique qu'avec le temps, Liven se soit de moins en moins ému de cette attitude. Mais il y a tout de même deux ou trois choses qui n'ont pas changé. Kiyo est totalement imprévisible. Elle n'obéit à aucun schéma logique et, pour quelqu'un de rationnel comme lui, c'est le genre de personnalité qu'il ne peut pas supporter. C'est d'ailleurs l'une des raisons pour laquelle il ne l'a jamais totalement considérée comme fiable, même s'il lui faut reconnaître qu'elle lui a été souvent utile et qu'elle n'a jamais fait défaut aux tâches qui lui étaient confiées. Kiyo est également folle. Il n'y a pas d'autres mots pour décrire ce comportement complètement décalé, comme si elle évoluait dans un monde complètement différent, délirant, absurde. Cela n'apparaît pas au premier abord, parce qu'elle est douée pour dissimuler ses délires pseudo-poético-spirituels à deux balles. Mais, honnêtement, elle est folle... Or, c'est le genre de caractéristique qui invite à se montrer prudent, un peu comme on caresse la tête d'un berger allemand en sachant pertinemment qu'il peut décider de vous mordre à tout moment. Mais, au-delà de ses impressions, Liven aurait du mal à décrire leurs relations. Ils ne sont pas amis, au sens propre du terme, peut-être de simples connaissances, surtout liés par les relations qu'ils entretiennent chacun avec Roxas. Pourtant, il y a eu une évolution. Liven a très clairement perçu que l'hostilité méprisante qu'elle lui vouait au début s'est adoucie. Aujourd'hui, il lui semble plus ou moins clair qu'elle l'apprécie. Enfin, pour le peu qu'il veuille bien se risquer à deviner les sentiment de cette tarée... Pour sa part, il se dit simplement qu'il vaut mieux être son ami que son ennemi. Par le passé, il sait aussi avoir pu compter sur elle et il pense que cela est toujours le cas même si elle s'est faite nettement moins présente dans l'entourage de Roxas. Quoiqu'il en soit, elle lui laisse vraiment une impression bizarre, insaisissable et il déteste ça.


    Léowin Graham
    A priori, il n'y a pas grand chose qui laisserait penser que Liven et Léowin aient quoi que ce soit en commun. Ils ne se sont connus que parce que Liven a eu la mauvaise idée de croiser la route de Grey et on ne peut pas dire qu'il s'agisse de circonstances idéales. D'ailleurs, leurs relations ne se sont pas tellement développées à partir de ce point. Léowin est affectée d'une tare congénitale, partagé par son compatriote, qui veut que tout, absolument tout, soit pris avec un manque de sérieux délibéré. C'est un gamin, insouciant, pas franchement très futé, et paradoxalement, très intuitif, que l'on sent capable. Autant dire tout de suite que Liven n'a pas beaucoup d'estime pour lui et qu'il a compris très vite que Léowin ne serait pas exactement à la hauteur de son intellect. Pourtant, les gens les plus diamétralement opposés partagent souvent des points communs inattendus. Ce fut leur cas. Liven est conscient que son addiction à la caféine, et, si possible, à la caféine de qualité, est un tout petit peu excessive. En témoigne son double espresso qu'il se prépare chaque matin, et le plaisir qu'il a à consommer l'amertume de ce breuvage sous n'importe quel prétexte, voire même, l'exigence de plus en plus perceptible dans la qualité désirée pour ce faire. Mais il faut bien comprendre que ce n'est rien en comparaison de Léo. Liven ignorait que cela puisse tourner au cas pathologique. Léo lui a prouvé qu'il avait tord. Et étonnamment, ce petit détail a donné lieu à des débats endiablés sur une passion commune qui, avec le recul, paraît totalement décalée. Et puis, il faut reconnaître qu'au-delà de sa bêtise caractérisée, ce n'est pas bien difficile d'apprécier Léowin. Même un misanthrope dans le genre de Liven peut s'en rendre compte. En revanche, le moins que l'on puisse dire, c'est qu'ils ne se connaissent pas très bien. D'ailleurs, Liven n'a aucune idée de ce qu'il est devenu depuis ces quatre dernières années.


    Grey Ivanov
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    Mikaël Rogers
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    AGAIN
    « Non desistas, non exieris »





    CE N'EST PAS TRÈS GENTIL DE NE PAS ÊTRE TRÈS GENTIL AVEC OZ